andreleblondMot du maire

Après quelques années d’absence de la vie politique municipale je reviens m’impliquer dans mon milieu pour un ultime mandat. Le goût de donner de mon temps à un milieu auquel je crois puisque celui-ci m’habite depuis ma naissance est certes une raison qui motive ma décision. Cependant, c’est loin d’être la seule.

Les membres du conseil municipal, les employés et moi sommes d’avis que pour bâtir l’avenir il nous faut une vision claire des orientations à donner à travers nos décisions. Lorsque je me suis représenté cette fois-ci sur la scène politique, c’est que, mon équipe et moi partagions cette même vision de l’avenir.

Il va s’en dire que la réalité est loin d’être simple. Mais, une chose demeure propre à chacun de nous; notre avenir nous appartient. À nous de le construire. Soyons des acteurs du changement et non ceux qui en subiront les contres-coups.

La mondialisation des marchés a fait naître des joueurs dont nous n’avions jamais entendu parler jusqu’à tout récemment. Des alliances se créent tous les jours pour faire face à de gros joueurs. Les gouvernements sont influencés par des règles d’impositions dictées par certains d’entre eux. Plus encore, l’avenir de chacun est en constante mouvance, ne permettant pas vraiment de répit, et pourtant, nous continuons d’exercer une certaine force mobilisatrice sur notre milieu pour un avenir que nous croyons certain.

À la municipalité de Notre-Dame-des-Neiges, nous croyons que le monde municipal est en mutation constante. Dernièrement encore, quelques employés suffisaient à faire les tâches qu’imposait une municipalité comme la nôtre. Aujourd’hui, ces tâches se sont multipliées, rendant encore plus complexe la lourdeur des processus administratifs. Pourtant, la démographie de la population n’a pas nécessairement augmentée pour justifier ainsi cette surcharge de travail. Quant à eux, les différents paliers gouvernementaux ne sont pas étrangers à ces situations. Ils sont en grande partie responsables de cette complexe croissance administrative puisqu’ils délèguent davantage de responsabilités aux municipalités.

En parallèle à ces tâches toujours grandissantes et de plus en plus complexes, l’autonomie financière nous apparaît menacée. Il semble assez évident que lorsqu’un gouvernement change sa politique de redistribution de la richesse collective et que celle-ci n’avantage pas nos finances ni notre richesse foncière, c’est qu’un drôle d’avenir tend à se dessiner. Serons-nous de ceux dont l’autonomie à titre de vision de l’avenir est imposée par des acteurs influents ou encore, serons-nous maître de notre avenir en déterminant nous-mêmes nos propres actions? Chez-nous, à la municipalité de Notre-Dame-des-Neiges, nous tendons vers la deuxième proposition.

C’est entre autre pourquoi le monde municipal m’a interpelé à nouveau. C’est également parce que mon équipe partageait cette vision de notre milieu de vie que je fus investi par ce nouvel appel à servir ma communauté. Dans un élan, dans un mouvement dis-je pour empêcher les effets pervers des mesures gouvernementales contraignantes pour le développement de notre milieu, il nous faut se donner les moyens de contrecarrer les effets de telles mesures.

À la municipalité de Notre-Dame-des-Neiges, nous pensons qu’une de nos planches de salut passe inévitablement par le développement économique, source de richesse du milieu. À notre avis, nous possédons tout le potentiel nécessaire pour assurer notre avenir et devenir un fleuron québécois. Une chose semble aussi évidente pour atteindre cet objectif, il nous faut être solidaire entre nous et travailler à l’atteinte de notre richesse, peu importe si cette richesse est gage de succès pour notre voisin, notre municipalité voisine, comme il en est le cas présentement de l’aide apportée au développement du Mont Saint-Mathieu.

En terminant, nous aimerions dire que nos ambitions sont grandes, que le défi est grand pour parvenir à un développement profitable et durable pour notre milieu. Enfin, selon vous, croyez-vous que le véritable défi est de parvenir à réaliser ce développement souhaité ou plutôt que ce défit serait celui d’apprendre à travailler ensemble? À vous de nous faire la démonstration de vos convictions!
M André Leblond